| La collecte systématique, à partir du XIXe siècle, a permis de réunir de nombreux contes populaires qui, malgré leur diversité, présentent de grandes ressemblances d’un pays à l’autre, voire d’un continent à l’autre.
D’où la notion de contes types, définie, au début du XXe siècle, par le Finnois Annti Aarne qui a commencé à les classer. Un Américain, Stith Thompson, a complété son travail. L’ouvrage a paru sous le titre
The Types of the Folktale et a connu plusieurs éditions successives (1927, 1961, 1973, etc.).
La classification Aarne-Thompson (AT), devenue internationale, distingue, de manière relativement arbitraire, trois grandes catégories dans les
2340 contes types répertoriés :
- les contes d’animaux, c’est-à-dire ceux qui mettent en scène exclusivement des animaux (1 à 299),
- les contes proprement dits, subdivisés
en contes merveilleux,
en contes religieux,
en contes réalistes,
en contes d’ogres stupides (300 à 1 199),
- les contes facétieux (1200 à 1999)
- les contes à formules, où une phrase est répétée d’un bout à l’autre par le personnage principal et qui souvent n’ont pas de fin (1 200 à 2 340).
Certains de ces chiffres ne sont accompagnés d’aucun titre, la place restant libre pour insérer d’autres contes pas encore collectés.
On trouve enfin dans cette classification la rubrique des contes non répertoriés.
Comme les titres des contes varient d’un pays à l’autre, chaque type de conte reçoit un numéro (par exemple, Le Petit Chaperon rouge est identifié par tous les folkloristes comme le « AT 333 » : ce n’est pas très poétique mais c’est indispensable).
Paul Delarue et, à sa suite, Marie-Louise Tenèze se réfèrent à cette classification pour constituer le catalogue des versions du Conte populaire français. |